Valeurs actuelles révèle que le "pilier de la campagne de Macron, Jean-Marc Borello, le monsieur social du candidat, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir "facilité" le "trafic" et "l’usage de stupéfiants"."

Révélations des journalistes Arnaud Folch et Raphaël Stainville

"Surnommé « le vrai patron de Macron » (le Point), Jean-Marc Borello, 59 ans, le plus influent des neuf délégués nationaux d’En marche !, a été condamné, avec plusieurs de ses associés, à six mois de prison avec sursis le 16 septembre 1999 par la cour d’appel de Paris. Motif, selon les attendus du jugement que Valeurs actuelles s’est procuré : avoir « facilité l’usage illicite de stupéfiants, en laissant se dérouler et prospérer dans les établissements dont ils avaient la responsabilité […] un trafic de stupéfiants constitué par une revente et une consommation visibles et notoires d’ecstasy [une drogue dure principalement utilisée dans les milieux de la nuit, NDLR] ». Le même a, en outre, été condamné solidairement à payer 900 000 francs (137 000 euros) à l’administration des douanes. À l’heure où Macron vient de dévoiler son « plan de moralisation de la vie politique », réclamant notamment l’impossibilité pour un élu de posséder un casier judiciaire, c’est l’un des plus importants piliers de sa campagne, régulièrement présenté comme “ministrable”, qui se retrouve visé…"

"À l’époque gérant du célèbre nightclub le Palace, à Paris, celui qui est aujourd’hui à la tête du Groupe SOS, « principale entreprise d’économie sociale et solidaire française » (15 000 salariés, 800 millions d’euros de chiffre d’affaires !), s’était défendu d’avoir été au courant de ces trafics. Peine perdue. Le tribunal a, en effet, considéré que « les éléments matériels […] rassemblés permettent de considérer que M. Borello a eu connaissance des faits de trafic et de consommation qui se déroulaient dans son établissement ». Le soutien de Macron, poursuit le jugement, y a même « consenti » pour des raisons financières : " En fait, M. Borello apparaît comme le gestionnaire d’un groupe commercial […] dont le Palace était le “vaisseau amiral” selon son expression. Ce groupe avait besoin d’un chiffre d’affaires important que le Palace était seul à lui permettre de réaliser — la relance des afters [soirées qui se prolongent toute la matinée, NDLR] a fait partie de cette stratégie commerciale. Pour y parvenir, la tolérance à la présence de dealers qui étaient en même temps des “locomotives” de clientèle était nécessaire. M. Borello y a consenti, implicitement sans doute, mais effectivement."