Didier Martin, candidat aux législatives En Marche dans la première circonscription de Côte-d’Or sera entendu par la police jeudi 8 juin. Le Parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire suite à des plaintes pour faux témoignages dans le cadre d’un licenciement. Le candidat crie au complot politique.

Avant d’être candidat aux législatives dans la 1re circonscription de Côte-d’Or, Didier Martin a été président de l’office de tourisme de Dijon. Et c’est en cette qualité qu’il sera entendu jeudi matin par les policiers. Il a été convoqué après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet de Dijon suite à des plaintes pour faux témoignages. Le mensuel l’Accent Bourguignon a enquêté sur cette histoire et publie les détails dans un article à paraître ce mardi.

"un complot politique", selon Didier Martin

D’après l’Accent Bourguignon, tout est parti d’une ancienne directrice de l’office de tourisme. Jérémy Demay, l’auteur de l’enquête explique : "Eléonore Lanet a remarqué qu’il y avait une confusion quasi compulsive de Didier Martin entre l’utilisation de sa carte bleue personnelle, et celle de sa carte bleue professionnelle, celle de l’office de tourisme. Elle a donc envoyé un courrier aux administrateurs, dans lequel elle dénonçait aussi d’autres situations, et quelques semaines plus tard, elle a reçu une convocation pour un entretien préalable au licenciement. "

Pour Didier Martin, ces accusations n’ont rien à voir avec l’affaire en cours. Il explique que ses comptes ont été vérifiés et validés et qu’il a justifié toutes ses dépenses auprès du conseil d’administration et du maire de l’époque, Alain Millot.

Mais c’est justement cet entretien préalable au licenciement qui lui vaut d’être convoqué aujourd’hui par la police. Ou plutôt, des attestations fournies aux prud’hommes après cet entretien et rédigées par des salariés de l’office de tourisme. Est-ce que ce sont de faux témoignages ? Didier Martin affirme qu’il a confiance en la bonne foi des salariés. L’ Accent Bourguignon explique qu’il y a "deux déclarations, a priori signées par la même personne, et concernant la teneur de l’entretien, qui sont complètement contradictoires." Quoi qu’il en soit, le licenciement de cette ancienne directrice a été invalidé par les prud’hommes en première instance.

Didier Martin parle " de rumeurs " dans un communiqué qu’il a envoyé la semaine dernière. Joint par France Bleu, il évoque "un complot politique, organisé par [s]es adversaires", il s’interroge sur cette enquête préliminaire qui s’ouvre en pleine campagne pour les législatives et estime que "tout cela n’arrive pas par hasard, il y a une intention de nuire manifeste" mais ne veut accuser personne en particulier.