En pleine séance à l’Assemblée nationale, l’écologiste Isabelle Attard a rappelé au ministre une affaire de violences datant de 2002.


Le micro coupé

Son micro a beau avoir été coupé quelques secondes (avant d’être rallumé) par la présidente de la séance, Laurence Dumont, la députée écologiste Isabelle Attard est allée jusqu’au bout de son intervention, pourtant complètement hors-sujet par rapport au projet de loi Montagne, discuté mardi à l’Assemblée. L’hémicycle (presque vide) a ainsi pu entendre toutes les accusations qui visaient Jean-Michel Baylet.

"Vous avez chassé votre collaboratrice de chez vous en pleine nuit entièrement dévêtue et pieds nus"

Durant cette scène tendue au Palais Bourbon, Isabelle Attard est revenue sur une affaire qui remonte à 2002. Elle accuse fermement le ministre de l’Aménagement du territoire d’avoir agressé l’une de ses anciennes collaboratrices. "Le 11 février 2002, monsieur le ministre, votre collaboratrice parlementaire (Bernadette Bergon, ndlr) a porté plainte contre vous. Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises, vous avez enfermé votre collaboratrice chez vous, vous l’avez contrainte sous la menace de nouveaux coups à rédiger une lettre de démission. Vous avez chassé votre collaboratrice de chez vous en pleine nuit entièrement dévêtue et pieds nus. Ces faits ont été rapportés le 10 mars 2016", a-t-elle lâché.

Le ministre rappelle que l’affaire a été classée sans suite...

En effet, selon Buzzfeed, "le sénateur avait après les faits passé une transaction secrète avec Bernadette Bergon" pour étouffer l’affaire. Et, comme l’explique RTL, l’affaire avait ensuite été classée par le parquet de Toulouse. Ce que le ministre a rappelé dans sa réponse.

"On peut tout romancer mais il y a eu une instruction judiciaire dans cette affaire et elle a été classée sans suite. Les choses ne se sont pas passées comme vous le racontez. Le procureur de la République n’aurait jamais classé sans suite si les choses avaient été telles que vous le dîtes", a-t-il assuré.

...Qui appelle à une réponse cinglante de la députée Attard

"Il a menti effrontément puisqu’il a dit qu’il y a eu une instruction judiciaire. Je suis désolée, il n’y a jamais eu d’instruction judiciaire sur ce dossier puisqu’il a payé la victime pour qu’elle se taise" répond Isabelle Attard.

A suivre...