Dans le livre, "L’Elysée Off", ses auteurs nous révèlent que l’actrice Julie Gayet, si elle n’est pas officiellement présentée comme la compagne de François Hollande, bénéficie en revanche d’une protection policière digne d’une Première dame.

Montant de la facture : 400.000 euros par an

Dans leur livre L’Elysée Off, les journalistes Aziz Zemmouri et Stéphanie Marteau reviennent sur les conditions de protection de l’actrice Julie Gayet.

"La compagne du président dispose d’une protection personnelle, composée de deux équipes tournantes de deux policiers et deux gendarmes", écrivent-ils.

Le coût du dispositif de huit agents, donc, est estimé, selon la cour des comptes, entre 287.000 et 400.000 euros par an [1].

Un montant passé sous silence par l’Elysée

Un montant passé sous silence par l’Elysée, comme nous le confirme Stéphanie Marteau : "On ne remet pas en question le fait que Julie Gayet bénéficie d’une protection. Ce qu’on conteste, en revanche, c’est que ce chiffre ne soit pas officiel".

Le montant de 400.000 euros serait un strict minimum

400.000 euros, vraiment ? Selon nos informations, au bas mot. Car ce qui coûte le plus cher, dans la protection rapprochée, ce ne sont pas les salaires des agents. Mais bien les déplacements. "Dès qu’elle va en tournage, les personnels la suivent. Il faut payer les hôtels, les repas. Organiser les rotations...", commente auprès de metronews Jean-Pierre Diot, ancien garde du corps de Nicolas Sarkozy et vice-président de la Fédération française de protection rapprochée. A cela, il faut également rajouter le coût de la formation continue des agents, les frais d’amortissement des véhicules, ou encore tous types de charges indirectes liées à l’emploi de ces agents.

Sans remettre en cause cette protection, il aurait fallu en limiter les coûts

La facture est salée et pose question. Pour Jean-Pierre Diot, la chose est claire : cette protection n’a pas à être remise en cause, surtout dans ce contexte de menace terroriste. En revanche, il estime qu’elle pourrait être organisée différemment, afin d’en limiter les coûts. "Elle pourrait garder deux policiers ou deux gendarmes. Mais le reste, il faudrait que ce soit remplacé par des agents privés qu’elle paierait elle-même", indique ainsi l’ancien policier du service de la protection (SDLP).

Le cas Julie Gayet n’est pas isolé

"Il n’y a pas que Julie Gayet qui coûte cher. D’autres personnalités, qui ont eu besoin d’une protection à un moment donné, n’en ont plus besoin aujourd’hui. Seulement, personne ne prend la décision de la retirer. Encore moins quand la demande de protection vient de l’Elysée... Imaginez qu’il leur arrive quelque chose demain", fait remarquer Jean-Pierre Diot.

La République irréprochable... Vous vous souvenez ? C’était un des fameux slogans de Hollande. Qui, à l’aune de cette histoire, n’est hélas resté qu’un slogan de campagne.


[1"Le coût annuel d’un officiel du GSPR est en moyenne de 71.879 euros et peut monter jusqu’à 100.000 euros", selon le rapport de la cour des comptes.