Jean-Louis Nadal, ancien magistrat français est le Président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) depuis le 19 décembre 2013. Il a été nommé par décret du Président de la République, le 19 décembre 2013.

Un magistrat qui devient président d’une autorité prônant la transparence n’a absolument rien d’anormal. En revanche, la question doit être posée lorsque l’on peut légitimement craindre une rupture d’équilibre quant à la transparence, si par exemple ce magistrat était membre d’un parti politique.

Jean-Louis Nadal se définit comme "un homme de gauche"

On peut aisément lire sur l’internet que cet ancien magistrat se définit comme "un homme de gauche". Depuis 2011, il s’est d’ailleurs publiquement engagé pour le parti socialiste.

Qui a oeuvré au cabinet de Badinter

Jean-Louis Nadal a notamment été conseiller technique au cabinet du garde des Sceaux, ministre de la Justice Robert Badinter, chargé des questions de nominations dans la magistrature, de 1983 à 1984, puis en 1986.
Sa carrière évolue tranquillement en région parisienne, en Corse, à Lyon ou encore à Aix, avant de renouer avec un poste dépendant directement du garde des Sceaux de l’époque, Élisabeth Guigou qui le fait inspecteur général des services judiciaires.
Retraité depuis le 26 février 2011 et maintenu en fonctions jusqu’au 30 juin 2011, il est nommé président de la HATVP le 19 décembre 2013 par François Hollande, Président de la République.

Quelques uns de ses faits d’armes

- Jean-Louis Nadal a requis en 2011 l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République en marge de la contestation de l’arbitrage rendu en 2008.
- Jean-Louis Nadal s’exprime à plusieurs reprises contre le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Début 2009, il critique publiquement la réforme de la justice annoncée par Nicolas Sarkozy.
- Le 7 janvier 2011, Jean-Louis Nadal s’en prend aux syndicats policiers et au ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, à ceux qui « affichent pour la justice une forme de mépris »...
- Jean-Louis Nadal s’engage politiquement aux côtés de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 en lui apportant son soutien public, estimant que les propositions des autres candidats à l’élection présidentielle manquent d’ambition. Sa présence est remarquée lors des meetings socialistes précédant le premier tour de la primaire. Il poursuit son soutien à la veille du second tour, dans le fief de la maire de Lille.
- En 2012, il soutient ouvertement le candidat François Hollande.