L’élu, député En Marche, est accusé d’avoir détourné des fonds de son association à des fins personnelles. Un préjudice d’environ 22 000 euros.

La République en marche semble avoir du mal à recruter des "profils bienveillants".
Le député Mustapha Laabid, élu en Ille-et-Vilaine, s’est vu engager des poursuites judiciaires par le parquet de Rennes « pour des faits d’abus de confiance » envers une association qu’il présidait. La décision date déjà un petit peu - et on se demande pourquoi - : elle a été rendue le 4 janvier !

Des mouvements financiers « suspects »

Le parlementaire En Marche est accusé d’avoir « utilisé à des fins personnelles ou indues des fonds de l’association Collectif Intermède », qu’il dirigeait jusqu’à son élection en 2017. Le montant du préjudice présumé s’élèverait à 21 930,54 euros, a indiqué le parquet dans un communiqué. Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis à Rennes, Paris, et Marrakech, au Maroc, entre 2015 et 2017. Mustapha Laabid a rendez-vous avec la justice le 5 mars prochain, date de sa convocation à l’audience du tribunal correctionnel de Rennes.

Une première enquête avait été ouverte pour ces mêmes faits le 16 novembre 2017 par le parquet de Rennes, après un signalement de Tracfin, précise le Parisien. L’organisme d’État chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme avait détecté des « mouvements suspects sur les comptes de l’association et de son président, M. Laabid ». La Direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes avait été saisie de l’enquête. Le député Mustapha Laabid, issu de la société civile, avait créé son association après les violentes émeutes de 2005.