Selon un article de Marianne du 27 février dernier, l’assistant parlementaire rémunéré par le député socialiste Jean-Jacques Bridey, travaille à mi-temps gratuitement pour le candidat Emmanuel Macron.

Les campagnes électorales ne relèvent pas du budget parlementaire

Si la loi interdit aux collaborateurs parlementaires de participer à des campagnes politiques, c’est pour une raison logique : le Parlement n’a aucune vocation à les financer. Pour autant, une candidature aux présidentielles coûte cher et même si on dispose comme Emmanuel Macron de l’appui de "mystérieux" et généreux donateurs, il faut bien trouver des solutions.

Bénévolat de l’assistance parlementaire

La martingale trouvée par le patron des "Jeunes avec Macron", Florian Humez (qui est passé par le MJS [1] et a soutenu François Hollande en 2012), est d’un flou aussi ingénieux que celui du programme « d’En Marche » : le travail à mi-temps. Jean-Jacques Bridey, député socialiste passé chez Macron, a embauché le jeune homme comme assistant le 1er décembre pour lui laisser le temps de militer activement et bénévolement pour son candidat, tout en affirmant que ces « deux activités sont indépendantes ».

Complexité de la transparence parlementaire

S’il réfute tout cumul illégal, Florian Humez paraît avoir, selon Marianne, beaucoup de mal à découper fermement son emploi du temps en deux comme pour avouer ce récent et lucratif engagement professionnel. Si la nouvelle publication mensuelle par le bureau de l’Assemblée des noms des collaborateurs parlementaires a mis à jour cet engagement masqué, elle n’a pas levé le voile sur le montant de cette rémunération. Elle permettrait à l’intéressé, selon ses propres mots, de gagner « suffisamment de quoi vivre dans une grande ville ».

Bienfaits de la générosité parlementaire

Interrogé par Marianne, Jean-Jacques Bridey assure qu’il fixe en toute liberté la rémunération de ses collaborateurs et qu’il n’entend pas en donner la hauteur. S’il admet payer Florian Humez « à un bon niveau », on note que ce dernier a remplacé un collègue à temps plein sachant que les deux autres collaborateurs parlementaires du député-maire, par magie de la découpe salariale, sont à leur tour rémunérés à mi-temps par la mairie de Fresnes.
Jusqu’ici, on nous l’assure, tout va bien.


[1Mouvement des jeunes socialistes