Et ça continu. Le journal le Parisien nous apprend dans son édition du 14 juin 2017 qu’Alain Brevet, suppléant d’Isia Khalfi, qualifiée dans la 1e circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes - Gennevilliers - Villeneuve #circo9201), était convoqué dès le lendemain du premier tour devant le tribunal de Nanterre.

C’est un très gros caillou dans la chaussure d’Isia Khalfi, candidate (LREM) dans la 1e circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes - Gennevilliers - Villeneuve). Du genre très gros. Son suppléant, Alain Brevet, est en effet aux prises avec la justice dans une affaire d’agressions sexuelles. Mis en examen, le marcheur était même convoqué lundi, au lendemain du premier tour, devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour en répondre.

L’affaire remonte à l’époque où Alain Brevet dirigeait un foyer du comité d’aide aux réfugiés à Bois-Colombes. Trois salariées avaient saisi la justice pour dénoncer des viols commis d’avril 2010 à mars 2012. L’information judiciaire ouverte à la suite de ces plaintes avait conduit à la mise en examen d’Alain Brevet puis à son renvoi devant le tribunal correctionnel, décidé en août dernier.

Il doit comparaître au début de l’année prochaine

S’ils n’avaient été requalifiés en agressions sexuelles, les faits reprochés l’auraient mené aux assises. C’est finalement devant le tribunal correctionnel qu’il en répondra. Son procès a été renvoyé au 5 mars 2018, à la demande d’une partie civile empêchée.

« J’ai oublié de parler de cette affaire lorsque l’on m’a proposé d’être suppléant »

Le principal intéressé lui même confirme avoir dissimulé ses ennuis judiciaires au mouvement d’Emmanuel Macron. « J’ai caché cette affaire à En Marche ! depuis le début, assure Alain Brevet. J’ai oublié d’en parler lorsque l’on m’a proposé d’être suppléant. Pour moi, cette affaire devait être réglée ce lundi. J’espérais un non-lieu (NDLR : une relaxe) pour expliquer que les soupçons qui pesaient sur moi étaient levés. »

Il assure aussi avoir conscience du tort qu’il porte désormais à sa candidate titulaire. « Je regrette maintenant de n’avoir rien dit car cela porte préjudice à Isia Khalfi, reprend Alain Brevet. Elle n’a rien à se reprocher, et n’était absolument pas au courant. » Sur le fond du dossier, il refuse de « donner plus de détail avant d’avoir consulté son avocat » mais assure : « ma femme est au courant de l’affaire et m’apporte son soutien inconditionnel. Elle a une confiance totale en moi. »

Dimanche les électeurs abstentionnistes peuvent encore faire le choix de ne pas laisser un seul parti s’installer à l’Assemblée nationale en allant voter contre lui !

Laisser un parti unique à l’Assemblée, c’est ne plus permettre aucun contrôle du gouvernement par le parlement. Il en va donc de la survie de notre démocratie. Qu’en sera-t-il pour cette affaire par exemple, si uniquement des députés En Marche étaient élus dimanche ?

A la vue de ce dossier, nous pouvons légitimement nous demander comment ce genre de "couac" est possible. D’un côté les médias notamment, nous ont sur-vendu le parti En Marche comme symbole du renouveau, qui changera tout, qui fera la révolution... De l’autre, nous voila confrontés à des candidats qui, par exemple, ne sont même pas capable de déceler un violeur dans leur équipe ! La rhétorique qui consiste à dire « ma femme est au courant de l’affaire et m’apporte son soutien inconditionnel. Elle a une confiance totale en moi. » nous laisse pantois.

Arrêtons d’être naïf ! Et dimanche, votons pour que la France ne devienne pas un pays dans lequel la démocratie est en danger.