Emmanuel Macron se rendra à la Réunion mi-mars dans le cadre de sa campagne présidentielle. François Bayrou, qui a voté Ségolène Royal en 2007 puis François Hollande en 2012 soutient donc naturellement Emmanuel Macron depuis le 22 février, notamment parce que Bayrou attend de lui une loi de moralisation... Pas exactement caractérisée dans les actes si l’on en croit les rencontres effectuées par Emmanuel lors de certains de ces déplacements...

Il a donc dit OUI !

Emmanuel Macron, qui, par calcul politique, avait sans doute intérêt à récupérer François Bayrou, s’est montré prêt à tout. Preuve en est : Emmanuel accorde depuis quelques jours la plus haute importance à la moralité dans les affaires publiques. Bien. On peut toutefois garder le droit de confronter le métier banquier d’affaires au terme de moralisation dans les affaires publiques et émettre des doutes...

Une loi de moralisation de la vie publique

Et depuis que François et Emmanuel se sont dit OUI, il y va, Emmanuel. Un vrai séducteur : il annonce vouloir instaurer une loi de moralisation de la vie publique, lutter contre les conflits d’intérêt. Et va exiger que tous "ses candidats" aux législatives aient un casier judiciaire vierge...

La démonstration par le contre-exemple ?

Si Emmanuel dit et redit tout le bien qu’il pense de la loi de moralisation, qu’il a dragouillé salement François Bayrou (et à travers lui, une petite partie des français...), on a eu l’occasion de constater qu’Emmanuel, sait s’entourer : pour son premier déplacement de campagne, ce sont les proches de Guérini qui se sont faits un plaisir de l’accueillir à Marseille. Moralité vous dîtes ? A la Réunion, même concept ! En effet, ce sont d’une part Gilbert Annette, condamné en 1996 à 5 ans de privation de ses droits civiques et 30 mois de prison pour corruption et d’autre part, Thierry Robert, déjà condamné à plusieurs reprises pour malfaçons sur ses chantiers en tant que promoteur et pour diffamation, même si certaines de ces procédures sont encore susceptibles d’aller en cassation, qui accueilleront Emmanuel Macron courant mars lors de son déplacement à la Réunion.

Alors François, il a bon Emmanuel ? Ou pas ?