En juillet 2018, Ségolène Royal s’est rendue en avion privé à l’inauguration d’un navire de luxe en Islande. Ségolène fait très attention à son empreinte carbone. C’est pourquoi, la journaliste va l’interroger sur la nécessité de ce type de déplacement.

Des absences aux six dernières réunions du Conseil de l’Arctique

L’interview restera dans les annales. Questionnée sur ses absences aux six dernières réunions du Conseil de l’Arctique – où elle représente la France en tant qu’ambassadrice des pôles –, Ségolène Royal s’est défendue avec une rare maladresse. Après avoir nié en bloc, "Vous avez mal regardé […], faut pas croire toutes les saloperies qui sont dites", l’ex-ministre de l’Ecologie, acculée par les preuves fournies par la journaliste Valentine Oberti, plaide alors l’attention qu’elle prête à son bilan carbone : "Je fais attention aux déplacements qui sont vraiment utiles."

Mais bien présente à l’inauguration d’un navire de luxe

Sauf qu’en juillet 2018, Ségolène Royal s’est rendue à l’inauguration en Islande du Laperouse, un navire de croisière de luxe naviguant dans l’Arctique. Si l’"utilité" d’un tel déplacement interroge, les moyens de transport pour s’y rendre interpellent : aller-retour dans la même journée à bord d’un avion privé affrété par la société Ponant, à l’initiative de l’invitation. Pas très écolo pour quelqu’un qui se targue de veiller à son empreinte carbone. Alors qu’elle commence de nouveau à nier, elle est contrainte de reconnaître l’existence du voyage après que Valentine Oberti lui a montré les photos d’elle le jour de la cérémonie inaugurale.

La suite est épique. "Un jet privé, ça pollue pas mal quand même", lui demande la journaliste. "Non, non, non", bafouille Ségolène Royal préférant détourner l’attention sur le fait que le vol n’était pas financé par de l’argent public.

Face à l’insistance de la journaliste quant au "paradoxe écologique" du déplacement, l’ancienne candidate à la Présidentielle se sort péniblement de la situation en affirmant que les navires de la société Ponant polluent moins que les autres. Pas sûr que cela suffise à justifier un tel voyage…