Voilà bientôt six ans que Patrick Sève, ancien maire PS de L’Haÿ-les-Roses, a été mis en examen. Renvoyé en Correctionnelle la semaine dernière avec neuf autres personnes, dont l’ancien directeur général des services de la ville et plusieurs gérants d’entreprise soupçonnés de favoritisme contre avantages, l’élu pourrait être enfin jugé dans les semaines… ou les mois qui viennent.

Patrick Sève soupçonné de détournements de fonds

L’élu, comme son ex-directeur général des services, sont notamment soupçonnés d’avoir favorisé indûment des entreprises, notamment l’ancien traiteur qui tenait le restaurant La Table des tournelles, mais aussi des sociétés de travaux et maçonnerie, pour l’organisation des événements, voyages, travaux… en « saucissonnant » les prestations pour éviter les appels d’offres, en communiquant des informations sur l’enveloppe budgétaire prévue et en passant des factures au-dessus des seuils légaux. En contrepartie de ces avantages, l’ancien directeur général des services, Jean Gautheron, est soupçonné d’avoir accepté des cadeaux, notamment des versement d’argent de la part des gérants des entreprises concernées. L’ancien maire est également soupçonné d’avoir détourné des fonds pour payer une formation… de trader à l’ancien DGS. Renvoyée en correctionnelle ce 6 avril avec requalification des faits en recel de favoritisme pour plusieurs anciens gérants d’entreprise, l’affaire pourrait enfin être jugée dans les prochaines semaines.

"Voilà près de six ans que je suis sous contrôle judiciaire et cela fait trois ans que l’instruction est terminée et que nous attendons le jugement. J’espère désormais avoir une date. Il est temps que cela se termine !" , réagit Patrick Sève. En attendant, l’ancien élu doit rembourser la ville des frais d’avocat qu’il avait fait engager, au titre de la protection fonctionnelle, pour se défendre. Une dépense dénoncée depuis par le nouveau maire LR de la ville, Vincent Jeanbrun.

Patrick Sève se représentera-t-il à la sénatoriale ?

Un temps pressenti comme candidat à la sénatoriale, l’ancien élu, qui avait lancé un think tank Générations diversités au printemps 2016, précise aujourd’hui n’être plus dans la course. Et demain ?