Dans une interview du JDD du 7 mars 2017, Denis Baupin s’exprime sur l’affaire de harcèlement sexuel dans laquelle il a été impliqué en mai dernier. L’enquête vient d’aboutir à un classement sans suite par effet de prescription.

Des faits susceptibles d’être qualifiés pénalement mais cependant prescrits

Selon le procureur de Paris, François Molins, c’est d’abord le caractère ancien des faits qui a entrainé le classement de la procédure.
Outre le nombre de plaignantes – plus d’une dizaine de femmes – le magistrat relève en effet la solidité des accusations appuyées sur des « déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages ».

Un parti différent des autres formations politiques

Souvent prompt à donner au monde des leçons de vertu, EELV devait être le parti du renouveau, rompant par ses pratiques avec les méthodes des autres formations politiques, alliées comme adversaires. L’affaire a toutefois mis au jour de curieux comportements au sein du parti écologiste, plus proches du sexisme ordinaire que du respect récemment célébré des droits de la femme.

Denis Baupin va porter plainte contre les plaignantes

En dépit de ce classement que certains qualifieraient de miraculeux, Denis Baupin, qui estime que cette affaire est le résultat d’un complot interne à EELV visant à le mettre hors du jeu politique, a l’intention de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre les femmes qui l’avaient accusé. Revenues de leur surprise, les intéressées attendent la suite sans trop d’inquiétude et s’en réjouissent même : «  il ne faut pas que ça retombe dans l’oubli  ».