Selon le journal Le Parisien, la résidence de l’ex-épouse de Manuel Valls, Nathalie Soulié, bénéficierait d’une protection permanente.

Il est arrivé que la circonscription de Brunoy, dans l’Essonne, se retrouve sans policiers disponibles en raison d’une mission de protection du domicile de l’ex-épouse du Premier ministre. Dans ce cas, c’est une ville entière qui est vidée de ses fonctionnaires de police de terrain, appelés ailleurs pour protéger une personnalité.

La seule patrouille disponible dans la circonscription de Brunoy a été envoyée pour surveillée l’appartement de l’ex-épouse de Valls

Plusieurs sources policières ont confirmés à L’Express cet incident, mais le minimisent. "Cela n’a duré que 3 minutes et 30 secondes plus le temps de faire l’aller-retour. Dès que le problème a été signalé au centre de commandement d’Evry et qu’une note a été rédigée, l’équipage diligenté sur place est revenu à Brunoy. C’est une autre patrouille d’Evry qui a pris le relais", indique l’une d’entre elles. "La mission a été annulée. Mais effectivement, si elle avait été maintenue, il n’y aurait eu plus personne pour assurer les interventions police-secours [appels au 17, NDLR]", ajoute un policier de Brunoy.

Mais qu’à fait Manuel Valls pour régler ce problème de sous-effectif ?

A priori pas grand chose. Cette situation a été signalée en 2016 et rien ne semble avoir changé. La situation irrite le syndicat de police Alliance, qui estime que les effectifs humains dans le département sont insuffisants pour remplir les tâches de protection des personnalités. D’autant que seuls 71 policiers d’intervention sont affectés à Brunoy, une vaste circonscription qui compte cinq secteurs, notamment celui de Boussy-Saint-Antoine, connu pour avoir été le lieu de l’interpellation d’un commando djihadiste féminin début septembre.

Une requête formulée par la DDSP [1] de l’Essonne et tranchée par le ministre de l’intérieur ou le DPN [2]

L’ordre de mobiliser les troupes de Brunoy pour la résidence de Nathalie Soulié, l’ex-femme du Premier ministre, a été donné par la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l’Essonne. Mais c’est le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, ou le directeur de la police nationale qui décide quelles personnalités ont droit à une protection policière. Un sujet sensible, étant donné la confidentialité des critères retenus.


[1direction départementale de la sécurité publique

[2directeur de la police nationale