Pour comprendre Emmanuel Macron, il convient de chercher quelques informations sur l’un de ses "anges gardiens" - on pourrait éventuellement aussi parler de "business angels" (?) - tant les sommes qui ont transité de l’un à l’autre sont colossales.

Henry Hermand est un homme d’affaires décédé en novembre 2016. Mécène historique de la deuxième gauche, nous dit Libération, il fait parti des proches soutiens d’abord de Pierre Mendès France, ensuite d’un certain Michel Rocard. Mais il est une personne en qui il va fonder encore plus d’espoir : il s’agit d’Emmanuel Macron pour qui Henry Hermand va tout à la fois consacrer sa fortune et ses relations. A gauche, certains disent d’Emmanuel Macron que c’est son « jeune fils spirituel ». Et d’ailleurs, l’ultime objectif de cet homme décédé à l’âge de 92 ans fut de faire de l’ancien ministre de l’Economie le prochain président de la République !

A l’annonce de son décès Emmanuel Macron va dire de lui :

« Je perds un ami proche, ainsi qu’un compagnon de pensée et d’action exigeant. Homme ouvert sur le monde, il a en effet été au cœur du progressisme français pendant plus d’un demi-siècle, l’ouvrant sur la réalité et sur les expériences internationales. Henry a été un passeur entre ces mondes – de l’entreprise, des idées, de la presse et de la politique. »

Henry Hermand fait fortune dans la grande distribution

En 1964, il se lance dans la grande distribution, et l’immobilier commercial. Il est notamment connu pour avoir créé la zone commerciale de Saint-Maximin, la plus vaste de Picardie. Sa fortune est faite. Il n’hésite pas à la mettre au service de ses engagements intellectuels et politiques.

Donateur de la République des idées et Terra Nova

Henry Hermand va faire bénéficier La République des idées, présidée par Pierre Rosanvallon, puis Terra Nova, think tank proche du Parti socialiste (PS), de ses dons.

A partir de 2015 Henry ne jure plus que par Emmanuel Macron

Pour Henry Hermand, Emmanuel Macron devient le meilleur espoir pour la gauche progressiste. Il est littéralement séduit par le jeune énarque qui fait alors son stage d’élève haut fonctionnaire à la préfecture de l’Oise. Le vieux monsieur prend le jeune Emmanuel sous son aile.

Un prêt personnel de 550.000 euros

Quelques années plus tard, toujours selon Libération, Henry Hermand va accorder au jeune inspecteur des finances un prêt personnel de 550 000 euros pour financer l’achat de son premier appartement parisien.

Extrait de l’article de Libération "Décès de Henry Hermand, le bienfaiteur de Macron"

Henry Hermand va même aller jusqu’à héberger dans ses bureaux parisiens le mouvement d’Emmanuel Macron, En Marche, avant que ce dernier ne déménage tour Montparnasse.