En décembre 2016, Ségolène Royal, alors numéro trois du gouvernement Français, se rend à Cuba pour assister aux funérailles du dictateur sanguinaire Fidel Castro.

Aux côtés de Ségolène Royal, Alexis Tsipras - pour qui le Che est un héros -

Le seul autre représentant d’un pays européen qui se rend aux obsèques du dictateur s’appelle Alexis Tsipras pour qui Che Guevara est le plus grand héros. Ça fait rêver, hein ?

"Un monument de l’histoire"

L’histoire peut paraître banal sauf que Fidel Castro n’est pas un chef d’état ordinaire. Ni par la durée pendant laquelle il a été au pouvoir cubain, ni par sa dureté : le dictateur a embastillé, torturé, supprimé des milliers de cubains ! Pourtant, d’après Ségolène Royal il s’agit d’un « monument de l’histoire ».

Ségolène très en verve devant les caméras

« Grâce à lui, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Il existe sur cette île une liberté religieuse et une liberté de conscience », dit Marie Ségolène Royal.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Marie Ségolène, ministre socialiste de François Hollande, qui se revendique fervente défenderesse des droits de l’Homme et du bien vivre ensemble, a balayé d’un revers de la main ces milliers de morts cubains !

OUI à la bien-pensance ! Mais à sens unique.

Les détracteurs du régime socialo-communiste de Fidel Castro sont systématiquement victimes de harcèlement, d’actes de répudiations ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques. Selon Amnesty International (ONG interdite de séjour sur l’île depuis 1990) 8.600 militants et opposants au régime ont été placés en détention pour des motifs politiques durant la seule année 2015. Par ailleurs, des incidents à l’égard des communautés chrétiennes protestantes, jugées non conformes à la réglementation gouvernementale en vigueur, ont été révélé par l’ONG.

Une constitution qui ne permet aucun doute sur le caractère dictatorial du régime

Le régime cubain prévoit en substance, dans son Article 5 de sa constitution que le Parti communiste de Cuba, avant-garde organisée marxiste-léniniste de la nation cubaine, est la force dirigeante de la société et de l’État, qui organise et oriente les efforts communs vers les hautes fins de la construction du socialisme et la marche en avant vers la société communiste. De plus, il n’existe qu’un parti unique et une volonté de tout faire pour servir le régime socialo-communiste.
La réalité est simple et peut-être cruelle même, puisque critiquer ce régime s’apparente quasiment à un crime.

L’Article 6 de la constitution cubaine prévoit lui que l’Union des jeunes communistes, organisation de la jeunesse d’avant-garde, sous la direction du Parti, travaille à préparer ses membres en tant que futurs militants de celui-ci et contribue à l’éducation des nouvelles générations dans les idéaux du communisme par leur incorporation à l’étude et aux activités patriotiques, dans le travail, l’armée, la science et la culture. Au moins, c’est clair.

Ce n’est pas un régime imaginaire, ou nazi. Mais celui de Castro, homme qui, rappelons-le, est un « monument de l’histoire » pour Marie-Ségolène Royal. Et contrairement à ce qu’elle peut penser, nous n’y avons vu, ni « une liberté religieuse ni une liberté de conscience », phrase pourtant éructée par une ministre de François Hollande, en décembre 2016.