"On peut tromper une personne mille fois. on peut tromper mille personne une fois. Mais on ne peut pas tromper mille personnes, mille fois." Cette citation, Ségolène Royal aurait (enfin) dû la faire sienne.

Des statistiques qui ne sortent de nulle part

Vendredi 4 octobre 2019 dans une interview sur BFMTV et RMC Ségolène Royal a d’abord sortie une statistique hallucinante :

Vous vous rendez-compte qu’aujourd’hui plus d’une femme sur dix est touchée par le cancer du sein ? C’est dû à quoi cela ? C’est dû aux pesticides.

Cette explication totalement bidon scientifiquement a d’ailleurs été contredite par un spécialiste, Axel Kahn, président de la fédération de la ligue du cancer. Oui, on connaît des causes du cancer du sein (l’alcool, le tabagisme, la génétique), mais les pesticides n’y figurent pas pour l’instant.

S’intéresser aux agriculteurs c’est bien. Pour leur dire n’importe quoi, c’est vain

Lundi 7 octobre, Ségolène Royal s’est rendue sur RTL. Et après l’explication bidon sur le cancer du sein, notre chère Ségolène, désormais spécialiste auto-proclamée de la santé, a trouvé une nouvelle énormité à dire sur les cancers de "l’appareil génital" (selon ses mots) chez les agriculteurs. Mais son propos fut très approximatif.

Chère Ségolène, les agriculteurs ont, d’après l’étude Agrican, plutôt moins de cancers que la population globale... et si sur certains cancers spécifiques, il y a une forte prévalence, les chiffres ne sont pas du tout ceux qu’elle a donnés et aucune causalité n’a été établie.

Zut. Encore raté. Mais le professeur Ségolène, qui, décidément doit avoir comme objectif de créer des peurs irréelles contre les pesticides, en a encore rajoutée une couche en retweetant un article du Monde concernant effectivement des cancers liés à un insecticide et en y ajoutant un commentaire qui en dit long sur son personnage et son côté vengeresse.

Mais quand ca veut pas...

Fénéante Ségolène ? Si la spécialiste auto-proclamée avait lu l’article, elle aurait pu sans doute lire qu’il s’agissait dans cet article du DDT, un produit interdit en France depuis 1971, soit 48 ans. Dommage ! Encore raté.

S’agit-il pour Ségolène de répandre la panique ? Dans quel but ? Assurer sa promotion personnelle ? Suivre les directives de ses nouveaux amis et chefs politiques ?

Elle n’est pas la seule à dire n’importe quoi, mais quand même ! Souhaitons que plus l’écologie et la santé et donc la science entreront dans le débat politique, plus il y aura une prime au candidat qui travaille un peu plus ses dossiers et qui surtout ne ment pas sans sourciller, dans le but de créer de nouvelles peurs, dont personne n’a besoin.

En bonus, ce tweet de Laurent Alexandre, essayiste et entrepreneur français.